Un séminaire collaboratif inverse le rapport du séminaire classique : on y passe l'essentiel du temps à faire, pas à écouter. C'est aussi ce qui le rend exigeant.
Produire au lieu d'écouter
Concrètement : on travaille en sous-groupes, sur les sujets qui comptent vraiment, avec des méthodes conçues pour faire remonter les désaccords utiles plutôt que pour les contourner. Le facilitateur tient le processus ; le contenu appartient au groupe, du premier mot au dernier.
Sans cadre, un collectif tourne en rond
Ce n'est pas une question d'ambiance. Sans cadre, un groupe reproduit ses rapports de force, ses non-dits et ses habitudes : le plus gradé parle, les autres acquiescent, et on appelle cela un consensus. Tenir le cadre est le service rendu au collectif, en particulier à ceux qui parlent le moins.
La sécurité psychologique d'abord
Un groupe ne dit pas ce qu'il pense tant qu'il ne se sent pas en sécurité. Elle ne se décrète pas : elle se joue sur la manière dont le premier désaccord est accueilli. S'il est travaillé, les suivants viendront ; s'il est balayé, même poliment, le groupe a compris.
Les ordres de grandeur
Environ un facilitateur pour vingt participants. Des sous-groupes de sept, plus ou moins deux : en dessous la discussion s'appauvrit, au-dessus certains décrochent. Et 70 à 80 % de la réussite se joue avant le jour J, dans le cadrage et la conception du déroulé.
Les ordres de grandeur
Sur quoi cela repose
Les deux références ci-dessous sont des sources primaires, consultables directement. Elles fondent la place que cette formation donne à la sécurité psychologique et au cadre.
